Aujourd'hui, petite plongée dans mes essais de régimes pas franchement concluants. Je ne vais pas faire toute la liste sur ce blog, parce que ça prendrait un peu trop longtemps, mais honnêtement, ça va plus vite de dire ce que je n'ai PAS tenté que ce que j'ai tenté... Vous voyez le tableau ?
Dans la série régimes foireux, la palme d'or revient à... la diète protéinée ! Je parle de protéines en sachets, et attention, j'ai été suffisamment débile pour tenter le coup deux fois.
Première fois, j'étais en 1ère (ça remonte dis donc...), à l'époque j'avais 7-8 kilos en trop. Je vais voir un médecin, avec qui j'ai bien accroché, et voilà qu'elle me parle du dernier cri en terme de régime, le truc révolutionnaire : on maigrit vite, on n'a pas faim, et d'un rendez-vous à l'autre on est métamorphosée. Forcément, c'est tentant, alors je m'y mets à la dure : 3 sachets par jour, l'obligation pour le dîner de faire bouffer à toute la famille des plats parfaitement insipides, et si les malheureux voulaient manger un morceau de pain devant moi, tout à coup je me mettais à être insupportable d'agressivité et de frustration. Pendant trois mois, pas de fruits, pas de laitages, pas de féculents, évidemment pas un gramme de sucre ou de gras. La seule chose à peu près solide qui rentrait dans mon estomac, c'était des légumes à l'eau (mouarf) et du poisson blanc grillé. Evidemment, on zappe même le saumon ou le thon, la viande je n'en parle même pas.
Je me revois encore le midi en train de courir chez moi après le lycée, pour avaler en 2 minutes ma soupe protéinée (les soupes c'était pas le pire encore), et repartir aussi vite en cours. Je me revois aussi le matin, avec ma chère maman à côté qui cachait mal sa grimace de dégoût devant les crèmes soit disant aromatisées que je devais avaler avant d'aller en cours. Je la revois en train d'essayer de mixer la chose pour que la poudre se dissolve correctement. Et je la revois vérifier que j'avais bien mis tout le sachet de poudre, ce qui évidemment n'était pas le cas une fois sur deux. Et enfin, je me revois avoir des nausées toute la matinée après avoir ingurgité ce truc en une gorgée, tellement c'était immonde.
Le sachet du goûter était sympathique aussi, la Top'let (oui oui je me rappelle encore du nom). Un nom plutôt sympa pour en fait désigner une petite bouteille plastique, avec au fond une poudre qui ressemblait si on ne faisait pas attention à du Nesquik. Manque de pot, une fois qu?on ouvrait la bouteille et qu'on sentait cette chose (mauvaise idée, mais je l'ai eu une fois), on se rendait vite compte que ce n'était pas du Nesquik, que ça avait une odeur de bouffe pour chat (je promets que je ne mens pas), et que ça allait devoir rentrer dans mon estomac. Là encore, je revois ma mère voulant se montrer forte pour m'encourager, avaler une gorgée de ce truc, et me dire, sans franchement y croire « mais si Sarah, c'est parfaitement buvable »...
Bref ! Au bout de trois mois comme ça, mon poids en trop était parti, je confirme. Oui ça a marché, je me suis même achetée mon premier top asymétrique pour l'occasion (relégué depuis au fin fond de mes cartons que je n'ouvre jamais). Je suis allée en boîte pour la première fois avec une copine, et elle m'a fait un immense sourire quand un jeune homme est venu danser derrière moi. On me disait que j'étais superbe. Mais voilà, ce qui devait arriver arriva. Au bout de trois mois de sachets, je vous assure qu'on a envie de goûter de la nourriture qui a du goût. Alors, on reprend un fruit, et puis un laitage. Et puis quand les féculents reviennent c'est le bonheur total, on avait oublié que c'était bon. Et puis, les tentations rappliquent les unes après les autres, des aliments où pendant tout ce temps on s'est dit que c'était interdit, mais bon maintenant on est à son poids idéal... Résultat ? 13 kilos repris, en quelques mois. L'effet rebond il paraît, dans la description du régime « miracle » on avait bizarrement oublié de m'en parler. Et l'effet secondaire caché : depuis, impossible de me faire manger le matin, blocage depuis que j'avalais de force ces foutus sachets.
Alors, pourquoi avoir recommencé une deuxième fois ? Réponse dans le prochain post...