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Sarah, 25 ans. Journaliste à Paris. 1m53, un sacré caractère et... vingt kilos en trop!

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Mercredi 17 mai 2006

Je n’avais même pas réalisé que le festival de Cannes commençait aujourd’hui, joli hasard pour mes posts « Palme d’Or » non ?

Bref, je vous avais promis le volume 2 de mes aventures protéinées. L’an dernier, après grossissage affreux dû à surmenage des cours, déménagement, pauses de midi prises devant les ordis avec un sandwich, et voyage en Pologne où le menu de base était la pomme de terre, je décide en février que ce n’est plus possible, et qu’il est temps de faire quelque chose (une fois de plus).

Direction donc un nouveau médecin (histoire de changer un peu), dont on m’avait dit le plus grand bien : elle est très compréhensive, elle sait adapter les méthodes… bref, le tableau avait l’air plutôt sympathique. Premier rendez-vous cool, pesée et verdict : il y a ces fameux 20 kilos à perdre, alors vue l’ampleur de la tâche, autant partir fort… elle me propose de prendre des sachets protéinés, je commence par refuser. On négocie comme des marchands de tapis, j’accepte d’en prendre deux par jour, un le matin, un au goûter, et j’exige de garder deux repas « solides ».

Bon, les dix premiers jours évidemment tout se passe très bien, j’ai perdu 2 kilos pour le premier rendez-vous, super. Alors je continue, je fais mon petit marché de sachets protéinés (remerciement spécial à Fabienne et Nono qui m’accompagnaient pour choisir mes supers sachets). Mais le rendez-vous suivant, surprise : 500 pauvres grammes perdus, malgré les privations, les efforts, et un régime quand même sacrément restrictif ! On augmente la dose de drainants, on prend plus de vitamines, rebelotte le rendez-vous suivant : je n’ai rien perdu !

Vous y comprenez quelque chose vous ? J’ai tenu trois mois et demi, j’ai perdu… 3 kilos en tout et pour tout. Et le bonus : je prenais 21 pilules par jour (véridique : le brûleur de graisses, le drainant, le calcium, le potassium, le magnésium, les dopants, les vitamines… je continue ?)

Et surtout, j’étais d’une humeur insupportable, complètement frustrée. En cours évidemment c’était l’horreur pour bouffer ces foutus sachets, qui au moins nous on fait rigoler grâce au nom de la marque : Kot. Je vous laisse imaginer les cinq copines qui me regardaient le matin tenter d’avaler ma poudre dégueulasse, en poussant des petits cris de poulet : « Cooooot, coooot » ! Merci les nanas, au moins vous m’avez fait rire à un moment où ce n’était pas évident…

Bilan de la chose : presque pas de poids perdu, évidemment j’ai tout repris aussi vite quand j’ai fini par craquer (et même plus, vive l'effet rebond), j’ai remangé comme une perdue histoire de compenser ces trois mois où tous ces efforts n’auront servi à rien… Bref, un an plus tard me revoilà ! Entre temps, j’ai encore tenté d’autres choses, pour enfin arriver à mon « plan » actuel… Mes amis, quoi que vous fassiez comme régimes, une seule chose à dire : rien ne vaut la nourriture solide !
par Sarah Benlolo publié dans : Erreurs de jeunesse...
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Mardi 16 mai 2006

Aujourd'hui, petite plongée dans mes essais de régimes pas franchement concluants. Je ne vais pas faire toute la liste sur ce blog, parce que ça prendrait un peu trop longtemps, mais honnêtement, ça va plus vite de dire ce que je n'ai PAS tenté que ce que j'ai tenté... Vous voyez le tableau ?

Dans la série régimes foireux, la palme d'or revient à... la diète protéinée ! Je parle de protéines en sachets, et attention, j'ai été suffisamment débile pour tenter le coup deux fois.

Première fois, j'étais en 1ère (ça remonte dis donc...), à l'époque j'avais 7-8 kilos en trop. Je vais voir un médecin, avec qui j'ai bien accroché, et voilà qu'elle me parle du dernier cri en terme de régime, le truc révolutionnaire : on maigrit vite, on n'a pas faim, et d'un rendez-vous à l'autre on est métamorphosée. Forcément, c'est tentant, alors je m'y mets à la dure : 3 sachets par jour, l'obligation pour le dîner de faire bouffer à toute la famille des plats parfaitement insipides, et si les malheureux voulaient manger un morceau de pain devant moi, tout à coup je me mettais à être insupportable d'agressivité et de frustration. Pendant trois mois, pas de fruits, pas de laitages, pas de féculents, évidemment pas un gramme de sucre ou de gras. La seule chose à peu près solide qui rentrait dans mon estomac, c'était des légumes à l'eau (mouarf) et du poisson blanc grillé. Evidemment, on zappe même le saumon ou le thon, la viande je n'en parle même pas.

Je me revois encore le midi en train de courir chez moi après le lycée, pour avaler en 2 minutes ma soupe protéinée (les soupes c'était pas le pire encore), et repartir aussi vite en cours. Je me revois aussi le matin, avec ma chère maman à côté qui cachait mal sa grimace de dégoût devant les crèmes soit disant aromatisées que je devais avaler avant d'aller en cours. Je la revois en train d'essayer de mixer la chose pour que la poudre se dissolve correctement. Et je la revois vérifier que j'avais bien mis tout le sachet de poudre, ce qui évidemment n'était pas le cas une fois sur deux. Et enfin, je me revois avoir des nausées toute la matinée après avoir ingurgité ce truc en une gorgée, tellement c'était immonde.

Le sachet du goûter était sympathique aussi, la Top'let (oui oui je me rappelle encore du nom). Un nom plutôt sympa pour en fait désigner une petite bouteille plastique, avec au fond une poudre qui ressemblait si on ne faisait pas attention à du Nesquik. Manque de pot, une fois qu?on ouvrait la bouteille et qu'on sentait cette chose (mauvaise idée, mais je l'ai eu une fois), on se rendait vite compte que ce n'était pas du Nesquik, que ça avait une odeur de bouffe pour chat (je promets que je ne mens pas), et que ça allait devoir rentrer dans mon estomac. Là encore, je revois ma mère voulant se montrer forte pour m'encourager, avaler une gorgée de ce truc, et me dire, sans franchement y croire « mais si Sarah, c'est parfaitement buvable »...


Bref ! Au bout de trois mois comme ça, mon poids en trop était parti, je confirme. Oui ça a marché, je me suis même achetée mon premier top asymétrique pour l'occasion (relégué depuis au fin fond de mes cartons que je n'ouvre jamais). Je suis allée en boîte pour la première fois avec une copine, et elle m'a fait un immense sourire quand un jeune homme est venu danser derrière moi. On me disait que j'étais superbe. Mais voilà, ce qui devait arriver arriva. Au bout de trois mois de sachets, je vous assure qu'on a envie de goûter de la nourriture qui a du goût. Alors, on reprend un fruit, et puis un laitage. Et puis quand les féculents reviennent c'est le bonheur total, on avait oublié que c'était bon. Et puis, les tentations rappliquent les unes après les autres, des aliments où pendant tout ce temps on s'est dit que c'était interdit, mais bon maintenant on est à son poids idéal... Résultat ? 13 kilos repris, en quelques mois. L'effet rebond il paraît, dans la description du régime « miracle » on avait bizarrement oublié de m'en parler. Et l'effet secondaire caché : depuis, impossible de me faire manger le matin, blocage depuis que j'avalais de force ces foutus sachets.

Alors, pourquoi avoir recommencé une deuxième fois ? Réponse dans le prochain post...

par Sarah Benlolo publié dans : Erreurs de jeunesse...
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Lundi 15 mai 2006

Je profite d'une période un peu calme côté déplacements (forcément, je viens de rentrer) et nouvelles de la pesée (prochain rdv le 24 mai !) pour faire quelques posts un peu plus intemporels? j'aborde donc une petite série sur mes erreurs passées, et espérons le, enterrées !

Et je commence par un des trucs qui peut-être étonnera certaines d'entre vous : je dois apprendre à me déshabituer du Coca Light ! Ouais, cette charmante petite bouteille, ce liquide au bon goût sucré qui me manque tellement en phase de régime, avec ses petites bulles qui font pleurer les yeux lors de la première gorgée. C'est devenu, depuis quelques années, ma drogue, et je n'exagère pas sur ce coup là.

En fait, tout est parti d'un régime, dans lequel on devait boire beaucoup... d'eau, mais le coca-light était autorisé à volonté ! Alors forcément, j'ai commencé à m'y habituer pendant les repas, et puis aussi pendant mes après-midi de travail, et puis le pic a été atteint quand j'ai vécu aux Etats-Unis six mois. Là-bas, j'en avais toujours un stock de 12 cannettes dans le frigo, et j'en prenais même le soir ! Je buvais bien plus de Coca Light que d'eau. Lemon, lime, nature, tout y passait...

Pas dramatique vous allez me dire ? Après tout, la pub le dit, c'est zéro calories? Mais voilà, au premier rendez-vous chez Karine, la sentence est tombée : il faut arrêter de suite cette consommation de soda, car ce n'est pas un produit anodin ! Il peut même ralentir l'amaigrissement (à l'aide !).

Explications : le Coca Light ne contient pas de sucres, ça c'est vrai. Mais l'aspartame, les édulcorants qu'il contient, envoient au cerveau la même information que le vrai sucre, et la réaction du corps est la même : un pic d'insuline se déclenche. Donc super satisfaction sur le coup, ça fait du bien, c'est cool. Mais voilà, une heure après, l'insuline retombe, et là c'est la sensation de manque qui arrive. Résultat, on reprend un autre Coca light, et puis un autre... ou un jour, on craque sur un truc vraiment sucré, parce que notre corps appelle le sucre, et voilà qu'on prend le gâteau en bas de chez nous? Joli piège non ?

Et dans la série des révélations fracassantes de Karine, autre étude : le Coca-Light favoriserait l'ostéoporose ! Apparemment, des études ont été menées sur des jeunes de 25 ans, qui avaient les os dans le même état que des femmes de 60 ans qui n'auraient jamais pris de calcium... la faute aux acides contenus dans la boisson magique, quand elle est prise régulièrement !

Bilan de tout ça : je me suis arrêtée presque du jour au lendemain ! Exceptionnellement, je me garde un petit Coca-Light une fois par semaine en gros, généralement quand je sors? le reste du temps, bienvenue à mon nouvel ami : le Perrier...

par Sarah Benlolo publié dans : Erreurs de jeunesse...
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