Je n’avais même pas réalisé que le festival de Cannes commençait aujourd’hui, joli hasard pour mes posts « Palme d’Or » non ?
Bref, je vous avais promis le volume 2 de mes aventures protéinées. L’an dernier, après grossissage affreux dû à surmenage des cours, déménagement, pauses de midi prises devant les ordis avec un sandwich, et voyage en Pologne où le menu de base était la pomme de terre, je décide en février que ce n’est plus possible, et qu’il est temps de faire quelque chose (une fois de plus).
Direction donc un nouveau médecin (histoire de changer un peu), dont on m’avait dit le plus grand bien : elle est très compréhensive, elle sait adapter les méthodes… bref, le tableau avait l’air plutôt sympathique. Premier rendez-vous cool, pesée et verdict : il y a ces fameux 20 kilos à perdre, alors vue l’ampleur de la tâche, autant partir fort… elle me propose de prendre des sachets protéinés, je commence par refuser. On négocie comme des marchands de tapis, j’accepte d’en prendre deux par jour, un le matin, un au goûter, et j’exige de garder deux repas « solides ».
Bon, les dix premiers jours évidemment tout se passe très bien, j’ai perdu 2 kilos pour le premier rendez-vous, super. Alors je continue, je fais mon petit marché de sachets protéinés (remerciement spécial à Fabienne et Nono qui m’accompagnaient pour choisir mes supers sachets). Mais le rendez-vous suivant, surprise : 500 pauvres grammes perdus, malgré les privations, les efforts, et un régime quand même sacrément restrictif ! On augmente la dose de drainants, on prend plus de vitamines, rebelotte le rendez-vous suivant : je n’ai rien perdu !
Vous y comprenez quelque chose vous ? J’ai tenu trois mois et demi, j’ai perdu… 3 kilos en tout et pour tout. Et le bonus : je prenais 21 pilules par jour (véridique : le brûleur de graisses, le drainant, le calcium, le potassium, le magnésium, les dopants, les vitamines… je continue ?)
Et surtout, j’étais d’une humeur insupportable, complètement frustrée. En cours évidemment c’était l’horreur pour bouffer ces foutus sachets, qui au moins nous on fait rigoler grâce au nom de la marque : Kot. Je vous laisse imaginer les cinq copines qui me regardaient le matin tenter d’avaler ma poudre dégueulasse, en poussant des petits cris de poulet : « Cooooot, coooot » ! Merci les nanas, au moins vous m’avez fait rire à un moment où ce n’était pas évident…
Bilan de la chose : presque pas de poids perdu, évidemment j’ai tout repris aussi vite quand j’ai fini par craquer (et même plus, vive l'effet rebond), j’ai remangé comme une perdue histoire de compenser ces trois mois où tous ces efforts n’auront servi à rien… Bref, un an plus tard me revoilà ! Entre temps, j’ai encore tenté d’autres choses, pour enfin arriver à mon « plan » actuel… Mes amis, quoi que vous fassiez comme régimes, une seule chose à dire : rien ne vaut la nourriture solide !ajouter un commentaire commentaires (4) recommander
Dans la série régimes foireux, la palme d'or revient à... la diète protéinée ! Je parle de protéines en sachets, et attention, j'ai été suffisamment débile pour tenter le coup deux fois.
Le sachet du goûter était sympathique aussi, la Top'let (oui oui je me rappelle encore du nom). Un nom plutôt sympa pour en fait désigner une petite bouteille plastique, avec au fond une poudre qui ressemblait si on ne faisait pas attention à du Nesquik. Manque de pot, une fois qu?on ouvrait la bouteille et qu'on sentait cette chose (mauvaise idée, mais je l'ai eu une fois), on se rendait vite compte que ce n'était pas du Nesquik, que ça avait une odeur de bouffe pour chat (je promets que je ne mens pas), et que ça allait devoir rentrer dans mon estomac. Là encore, je revois ma mère voulant se montrer forte pour m'encourager, avaler une gorgée de ce truc, et me dire, sans franchement y croire « mais si Sarah, c'est parfaitement buvable »...
Et je commence par un des trucs qui peut-être étonnera certaines d'entre vous : je dois apprendre à me déshabituer du Coca Light ! Ouais, cette charmante petite bouteille, ce liquide au bon goût sucré qui me manque tellement en phase de régime, avec ses petites bulles qui font pleurer les yeux lors de la première gorgée. C'est devenu, depuis quelques années, ma drogue, et je n'exagère pas sur ce coup là.