Bonsoir tout le monde ! J'ai des trucs à vous raconter, mais alors, quand ce n'est pas la matière qui manque,
c'est le temps ! C'est légèrement la folie au boulot avec des journées de 10-12 heures bien remplies, donc, le blog patiente un peu... Cela dit, j'ai quand même un truc de taille à vous annoncer.
Dans la série projet, je crée ma boite ! Ouais, c'est la crise, mais j'ai décidé de profiter des nouvelles mesures pour faciliter la création d'entreprises mises en place au début de l'année,
pour tenter l'aventure.
Alors vous allez me demander ce que ma boite va faire. Et c'est LA que la nouvelle, qui était peut-être pas encore assez surprenante, devient franchement frappadingue : je vais vendre mes
gâteaux. Pour ceux qui ne se sont pas encore effondrés, frappés par une syncope à la lecture de cette phrase, deux possibilités :
A. votre cerveau a buggé et vous avez malencontreusement oublié que nous nous trouvons sur un blog où je raconte tous mes efforts pour perdre 30 kilos, objectif a priori inconciliable avec le
fait de faire des gâteaux
B. votre cerveau va à peu près bien, mais vous êtes suspendus à la suite de ce post pour comprendre comment un truc pareil peut arriver
Pour les réponses A, toutes mes condoléances à vos neurones, prenez un coca-light, ça ira mieux. Pour les réponses B, je poursuis. En novembre dernier, pour un de mes énièmes diners entre potes
chez moi, j'ai composé comme toujours un menu "à tiroirs". Genre le menu où je prends une partie de l'apéro et du plat, j'ajoute des féculents pour les copains, et... je prépare un dessert que je
ne touche pas, évidemment. Ce jour là, prise d'une envie d'expérimentation culinaire, voilà que je me décide à faire des mi-cuits au chocolat noir, vous savez, les gâteaux où quand on
les ouvre, le chocolat est encore chaud et coulant. Franc succès de la soirée, mes potes sont ravis, je suis ravie, ma cuisine est ravie. Mais ensuite, je suis devenue folle de la chose, et
j'ai commencé à faire des mi-cuits non seulement au chocolat noir, mais à une vingtaine de goûts différents : fruits, coco, bonbons, caramel, café, vanille, chocolats noir, blanc, au lait,
praliné, et j'en passe (parce que je sais que là, je commence à vous donner faim). Résultat,
mes potes ne sont plus ravis, ils deviennent fous, et en veulent encore et encore. Alors à force, je me suis dit que si tout le monde adorait ça, je devrais peut-être tenter l'aventure de la
vente. Et ceci expliquant cela, me voilà à créer ma boite, baptisée officiellement MEEKWI.
Vous allez me dire que tout ça c'est bien cool, mais que je suis complètement
tarée de me mettre à faire des gâteaux en quantité, tout en essayant de continuer à maigrir. Mais en fait, je me sens plutôt bien avec ça. Déjà, je suis toute contente de voir les gens qui
goutent ces petites gourmandises se régaler, et le plaisir des autres me fait plaisir. Et surtout, j'ai l'impression que d'une certaine façon, le fait de préparer comme ça des aliments qui sont
censés ne pas être "permis" pour moi en ce moment, ça "normalise" mon rapport à ces aliments. Ce n'est plus "vade retro chocolas", mais plutôt "ami chocolat que j'aime bien sentir mais que je ne
mangerai pas à chaque fois". Et je suppose que ça aussi, c'est un progrès... Et au passage, Karine, à qui j'ai enfin osé avouer ce nouveau projet (j'avais un peu peur qu'elle m'engueule quand
même), a elle aussi trouvé que c'était une excellente idée !
Bon maintenant, évidemment, on va bien voir où ça mène, et si la boite va marcher... je reste journaliste d'abord,
je ne lâche pas mon job actuel, je fais ça en complément sur mon temps libre. Donc, pour l'instant, moyens limités, mais risque limité aussi : ça ne nécessite pas d'investissements monstrueux, et
surtout, j'ai la chance de pouvoir compter sur mes amis pour des choses comme le logo, la future plaquette, les cartes de visite, les photos ou encore le site Internet... vous serez tenus au
courant de la suite des aventures de mon entreprise naissante, promis !